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Je discute souvent avec des collègues qui me partagent leur difficulté à “couper” leur cerveau. Il turbine alors sans cesse : au volant, sous la douche, devant la télé le soir … tout est une bonne occasion de trouver de nouvelles idées ! « Au secours, comment je fais pour le mettre sur pause ? 😵 »

Le problème avec ce cerveau qui turbine, c’est qu’il ne te laisse pas vraiment en paix et que ça te provoquer certainement de la culpabilité, surtout s’il se manifeste quand tu es en soirée avec des amis, dans des moments avec ta famille ou ton/ta conjoint.e… Du coup, tu es à moitié dans ton idée naissante (argh, je ne veux pas la laisser filer! et si c’était l’idée du siècle?) et pas vraiment pleinement avec tes proches …

Je te propose quelques pistes à explorer dans cet article 😊

Déconnecter son cerveau du boulot après journée

  Déterminer des plages horaires de travail fixes

Si tu prends le temps de tracker ton temps, tu constateras peut-être que tu fais largement plus d’heures que le 38h du CDI classique. (Le premier qui me dit « Oui mais non, dans le privé, on fait beaucoup d’heures sup’ gnagnagna », je lui lance un pavé dans la figure. Vous voilà prévenu.es.)

Une solution pour déconnecter ton cerveau, c’est de lui fixer des limites en lui disant « ça, c’est du temps de travail », « ça par contre, ça ne l’est pas ». Lorsque tu fais ton rituel d’organisation de la semaine, n’hésite pas à alors attribuer des plages horaires « travail » dans une certaine couleur et d’autres plages horaires en mode « famille », « couple » ou « perso ».

  Un rituel de fin de journée

Rien de tel qu’un petit rituel de fin de journée pour faire passer le message au cerveau qu’on passe à autre chose. Pour ce faire, je te conseille de commencer par un temps de déconnexion complète et de faire une petite activité de fin de journée pour marquer cette transition (aller faire une balade, jouer avec tes enfants, lire un magazine ou un livre…).

Pour aider ton cerveau à marquer cette transition, si tu n’as pas de pièce-bureau de laquelle tu fermes la porte, je vais t’inviter à visualiser cette pièce dans ta tête. Imagine-toi en train de quitter la pièce-travail et d’en fermer la porte, littéralement. De cette façon, dans ta tête, la porte du bureau est fermée, il est temps de passer à une autre étape de ta journée.

Petit bonus : C’est plus facile à faire si tu as anticipé la séparation privé/boulot sur tes différents appareils. Par exemple, tu peux créer une session « Travail » sur ton ordinateur sur laquelle tu retrouveras tes dossiers et tes documents liés au boulot. C’est une autre façon de « fermer la porte du bureau » et de te consacrer à ta vie privée.

  Choisir pleinement de poser son attention

Le problème majeur de notre quotidien aujourd’hui, c’est qu’il est composé d’une multitude de tâches qu’on effectue en simultané. Corriger ou préparer les cours devant la télé, en jetant un œil aux enfants qui jouent sur la table basse du salon, voire au dîner qui cuit… Sounds familiar? 😏

Ma piste ici, c’est de t’attribuer des temps où tu es pleinement avec tes enfants, ton/ta conjoint.e, tes ami.es … et des temps où tu es pleinement “au travail”. Délicat pour un prof qui travaille partout et tout le temps.

Pourtant, c’est à toi de poser ton cadre et de décider ce que tu acceptes de faire et dans quelles conditions.

Pour ton bien, veille donc à te constituer un cadre de travail qui respecte tes besoins et ta vie privée.

Si tu as envie d’être accompagnée et entourée de collègues pour arriver à créer ce cadre, sache que c’est la thématique des Coulisses de ton Organisation de ce mois de septembre 2022. Tu peux décider de nous rejoindre et de découvrir cette communauté privée en cliquant juste là.

Que conseillerais-tu de ton côté, aux collègues qui ont du mal à « couper » ?